Le 8 mai 2026, le journal La Croix a sorti un article intitulé « Grand âge : le gouvernement veut plus d’habitats partagés, une alternative aux Ehpad traditionnels » qui décrit la volonté des ministres du logement et de l’autonomie et des personnes âgées d’accélérer le développement de l’habitat partagé par le moyen de l’établissement d’une feuille de route, « Face au vieillissement de la population et au défi du handicap, nous devons proposer des solutions de logement plus humaines, plus souples et plus adaptées aux parcours de vie des Français » dont la rédaction avec les différents acteurs du secteur a été lancée le 7 mai.
L’article cite les propos du ministre de logement Vincent Jeanbrun : « Face au vieillissement de la population et au défi du handicap, nous devons proposer des solutions de logement plus humaines, plus souples et plus adaptées aux parcours de vie des Français ».
L’habitat partagé a en effet été mis en lumière par le rapport publié en mars dernier par l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et l’IGEDD (Inspection générale de l’environnement et du développement durable) qui précise que « ces logements présentent plusieurs avantages du point de vue d’une politique d’accompagnement du grand âge : ils permettent de lutter contre l’isolement et offrent un cadre sécurisé ; ils participent en outre à la prévention de la perte d’autonomie à travers l’organisation d’une vie collective et d’actions spécifiques ». Le rapport précise également que le coût pour la société serait très largement inférieur à celui que représenterait la création d’un nombre équivalent de place en EHPAD. Cela n’est pas négligeable quand on sait, et l’article le rappelle, que « la France comptera 150 000 personnes âgées supplémentaires en perte d’autonomie d’ici 2030, et 500 000 de plus à l’horizon 2040 ».
Actuellement, ce sont 275 000 personnes qui vivent en habitat partagé, dont 21 000 en résidences intergénérationnelles et habitat inclusif.

Laisser un commentaire